Dorémi a pour objectif de rendre accessible la rénovation performante à 10% au moins de la population française en 2021, en formant 250 groupements d’artisans.

Comment faire de la rénovation énergétique une solution pérenne pour répondre aux enjeux sociaux et environnementaux ? Comment rénover les 8 millions de logements qui constituent des passoires énergétiques en France et sortir 5,6 millions de Français de la situation de précarité énergétique1 dans laquelle ils se trouvent ?

Dorémi, agréée entreprise solidaire d’utilité sociale par l’État, est issue de l’institut négaWatt, lui-même spécialisé dans la transition écologique. Experte de la rénovation énergétique, Dorémi déploie un dispositif réplicable, qui a fait ses preuves, et qui s’appuie sur trois piliers pour conjuguer impact social et impact environnemental.

1. La rénovation “complète” (une seule étape de travaux) et performante
Contrairement aux pratiques majoritaires actuelles, la rénovation complète et performante d’une maison est aujourd’hui la seule qui permet réellement de voir s’effondrer ses consommations de chauffage (division par 4 à 8). Elle consiste à réaliser de façon groupée l’ensemble des travaux nécessaires : installation simultanée des menuiseries, d’une ventilation et d’un chauffage performants, isolation des murs, du sol et de la toiture. Après travaux, la maison est saine, confortable et économe. À l’inverse, les rénovations en plusieurs étapes génèrent des pathologies (moisissures, intoxication, froid, pont thermique…) et ne permettent qu’une baisse temporaire de la facture de chauffage, qui redevient la même en moins de 10 ans : reprendre de nouveaux travaux est alors beaucoup moins rentable.

2. La sortie de la précarité énergétique
Dorémi permet de rendre accessible au plus grand nombre la rénovation performante. Aujourd’hui, entre 45 et 65% des ménages accompagnés par l’entreprise sont des ménages considérés comme “modestes” à “très modestes” au sens de l’Agence Nationale de l’Habitat. Pour atteindre ces publics et répondre au mieux à leurs besoins, Dorémi a fait le choix de travailler main dans la main avec les collectivités territoriales, partenaires et acteurs locaux de la rénovation, qui accompagnent l’ensemble des ménages dans la construction de leur plan de financement. Objectif : transformer la facture de chauffage en mensualité de prêt d’un montant équivalent (voir graphique ci-dessous). Cela requiert une maîtrise des coûts de travaux –rendue possible par une approche globale des rénovations–, la mobilisation de l’ensemble des aides financières disponibles, et le contrôle de la performance.

3. Dynamiser l’économie locale
Seuls des artisans locaux sont assez nombreux pour rénover massivement les 8 millions de maisons individuelles qui en ont besoin. Les artisans, formés sur chantier par des formateurs-experts, s’appuient sur des outils simples et éprouvés pour traiter ensemble et de façon méthodique les points essentiels à la performance énergétique. Ils proposent une rénovation de qualité à coûts maîtrisés. Permettre aux ménages de consommer moins d’énergie est une opportunité pour un territoire de diminuer ses importations de gaz, de pétrole, d’électricité et de favoriser l’emploi local.

Grâce à la rénovation performante et à de nombreux soutiens2, Dorémi réconcilie aujourd’hui la lutte contre la précarité et contre le réchauffement climatique avec l’économie locale, en transformant des factures de chauffage en investissements locaux, sans perte de pouvoir d’achat des ménages. Et ce n’est que le début : via le programme de certificats d’économie d’énergie Facilaréno, soutenu par le Ministère de la transition écologique et solidaire, l’entreprise sociale a pour objectif de rendre accessible la rénovation performante à 10% au moins de la population française en 2021, en formant 250 groupements d’artisans.

Vincent Legrand
Directeur général
&
Julie Lambert
Responsable communication
Dorémi

Note de bas de page

1. « Pour quantifier plus précisément la précarité énergétique, il est d’usage de comptabiliser les ménages qui consacrent plus de 10 % de leurs revenus aux dépenses d’énergie dans le logement ». Source Ademe, Observatoire de la précarité énergétique.
2. Notamment : Ashoka, MAIF Investissement Social et Solidaire, Schneider Electric Energy Access, France Active Investissement, et 500 investisseurs citoyens via Wiseed.