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Tous les mois, les Apéros Youth We Can! donnent la parole à des jeunes engagé·e·s qui viennent raconter leur parcours et partager leur vision d’une société plus inclusive et responsable. L’objectif ? Créer le déclic chez ceux et celles qui n’osent pas encore s’engager et les accompagner pour sauter le pas ! 

C’est dans le cadre des rendez-vous mensuels à la REcyclerie, tiers lieu éco-responsable en bordure de la petite ceinture de la Porte de Clignancourt, que nous nous sommes retrouvés pour l’apéro Youth We Can intitulé « Le greenwashing ou l’en-vert de l’engagement ». L’événement a réuni une vingtaine de jeunes engagé·e·s ou en quête d’engagement, pour écouter et échanger avec trois intervenant·e·s impliqué·e·s contre le greenwashing. Dans une société où la publicité semble impossible à éviter et où les problèmes environnementaux ne cessent de croître, il semble en effet de plus en plus important de savoir identifier la publicité mensongère. Ce constat est d’autant plus vrai à l’heure où de nombreuses entreprises veulent capitaliser sur l’intérêt des jeunes pour l’environnement, sans avoir à initier de réels changements dans leurs pratiques. 

Quelles sont les conséquences du greenwashing sur nos consommations ? Comment faire la différence entre les campagnes de publicité ? Antoine Trouche, membre du collectif Pour un Réveil Ecologique, Vincent Gay d’Attac France et Catherine Dauriac, Présidente de Fashion Révolution France sont intervenus pour nous aider à identifier le greenwashing dans les publicités du quotidien, du monde de la mode à celui des énergies, en passant par les mobilités et l’alimentation.  

Identifier les différents types de greenwashing, du mensonge à la ruse  

Antoine Trouche est membre du collectif Pour un Réveil Ecologique, qui propose des outils concrets pour aider les étudiants à mobiliser leurs écoles et universités pour mieux se former sur les questions écologiques et aider les jeunes diplômés à choisir un employeur suffisamment engagé dans la transition. L’intervention d’Antoine a permis de donner des indices et des conseils pour repérer les différentes méthodes de greenwashing utilisées par les entreprises à travers le monde. Notamment quelques exemples nous ont été partagés comme la technique du bluff, qui consiste à essayer de capitaliser sur le manque d’information que la cible peut avoir afin de faire passer une activité polluante pour écologique ; ou celle de l’utilisation de labels parfois créés de manière expresse par la propre intéressée : l’entreprise polluante. Ainsi, une entreprise peut très facilement afficher que ses activités sont « vertes » grâce à un label qu’elle a en fait créé elle-même en premier lieu. La publicité dite « hypocrite » a également été décryptée, comme celle d’une grande banque qui fait la promotion d’une carte “verte”, mais qui finance en parallèle des projets de combustibles fossiles et de pétrole à travers le monde. L’impact de la carte est dans ce cas bien évidemment minime proportionnellement aux activités intrinsèques de l’entreprise. Antoine a insisté sur l’importance de la recherche et de l’analyse pour identifier le greenwashing ; ne prenez jamais une publicité telle quelle, regardez quelle est la politique de l’entreprise, quels sont les projets concrets qu’elle porte et dans quelle proportion et s’il n’y a pas d’activités qui vont à l’encontre d’une prétendue responsabilité environnementale. 

Une combinaison gagnante : salariés et associations écologiques pour contrer la lutte contre le greenwashing 

Vient ensuite Vincent Gay, membre du bureau d’Attac France (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne), qui s’engage pour la justice sociale, fiscale et écologique et mène des actions contre le pouvoir de la finance et des multinationales. Son intervention s’est concentrée sur la stratégie marketing de Total Energies, qui a diversifié ses activités au-delà du pétrole et qui met régulièrement en avant sa volonté d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Malheureusement, ce dernier point ne peut-être réalisable au regard des activités de la firme, ni en termes de chronologie, ni en termes d’exhaustivité géographique : en effet, Total développe en parallèle l’exploitation très controversée d’une énorme réserve de pétrole en Ouganda. La diversification des activités ne signifie pas une réduction de l’exploitation des ressources naturelles. 

De plus, l’enseignant aborde un sujet sensible : la perte d’emplois liée à la fermeture de certains sites Français et la substitution des formes de production. En Seine et Marne, une raffinerie a été transformée en plateforme pétrolière, ce qui a induit la suppression de 200 emplois Total Energies locaux  Une absence totale de prise en compte de la vie sur le territoire et des désastres écologiques entraînés. Le projet consistait en une production d’agro-carburants, qui dépendent eux-mêmes d’une surexploitation de l’huile de palme dans les pays du Sud. En résumé, Vincent ne voit qu’une seule solution : il propose une réduction de la consommation plutôt qu’une substitution des ressources, surtout lorsque ces activités sont proposées par des piliers du capitalisme français, comme Total Energies. De plus, la lutte contre le greenwashing doit se baser sur une action commune entre les salarié·e·s des entreprises et les associations écologiques, pour avoir une dualité de discours à la fois environnemental et social.

A bas la fast fashion, vers des nouvelles tendances éco-responsables 

Pour finir, Catherine Dauriac de Fashion Révolution France a pu axer la discussion vers le greenwashing dans le monde de la mode. Il y a une certaine toxicité dans le milieu de la mode et surtout avec l’amplification de la fast fashion que l’on retrouve dans des marques comme SHEIN, Zara, et H&M. La facilité, la multiplicité des collections et les prix très bas attirent tous les âges, mais les modèles de productions sont basés sur une surexploitation de ressources humaines et naturelles. Catherine voit le 3Zéro dans la production de vêtements, mais de la mauvaise façon. Sur l’aspect environnemental, les matériaux sont produits de l’utilisation de polyesters à base de pétrole et de plastique, sur le plan social, avec la surexploitation de la main d’œuvre dans des conditions inhumaines, et avec un aspect économique basé sur une création artificielle de besoins, principe sur lequel repose la fast fashion. Certes, des collections éco-responsables sortent, mais celles-ci ne sont pas très fréquentes et pérennes, et ne représentent qu’une petite pause dans une production intensive. Elles constituent donc, à l’échelle des marques, de réelles offres greenwashing.  Les meilleures des solutions et d’acheter des marques qui sont complétement transparentes dans leur chaine de production, de se fiers aux quelques labels reconnus. Pour s’en sortir dans ces discours souvent contradictoires, Catherine nous donne deux conseils : le premier est d’éviter tous les vêtements dont la composition affiche un matériel « poly » (polyester, polyuréthane, polyamide…), qui requière nécessairement une utilisation de pétrole et de plastique dans leur conception, et le second est de favoriser les achats de seconde main, ou a fortiori l’échange de vêtements, qui laisse totalement de côté l’argument financier sur lequel repose la fast fashion.

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