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Tous les mois, les Apéros Youth We Can! donnent la parole à des jeunes engagé·e·s qui viennent raconter leur parcours et partager leur vision d’une société plus inclusive et responsable. L’objectif ? Créer le déclic chez ceux et celles qui n’osent pas encore s’engager et les accompagner pour sauter le pas !

C’est à l’Académie du Climat, un tiers-lieu où l’apprentissage se transforme en actions, que nous nous sommes rassemblé·e·s pour l’apéro Youth We Can! Quel genre de monde voulons-nous ? Toutes et tous engagé·e·s pour le climat. Ancienne mairie du 4ème arrondissement de Paris, l’Académie du climat a vocation à nous sensibiliser sur notre empreinte carbone, comment la réduire, et comment adopter un mode de vie adapté aux dérèglements climatiques. À l’occasion de cet apéro, nous avons accueilli une quarantaine de personnes, venues rencontrer les quatre intervenantes de la soirée pour aborder les différents liens entre les femmes et l’environnement. En effet, il a été confirmé que le dérèglement climatique a des conséquences injustement disproportionnées sur les femmes. Source d’intensification d’injustices déjà présentes, c’est d’autant plus marquant que les femmes sont souvent des actrices incontournables du combat pour le climat, l’un ne pouvant évoluer sans l’autre. Il est alors essentiel de mettre en lumière les actrices qui, ici comme ailleurs, s’engagent pour le climat et la condition des femmes, se faisant des émissaires de ces deux causes intimement liées.

Comment un phénomène naturel peut-il affecter différemment selon le genre ? En quoi les femmes sont des actrices incontournables de la construction d’un monde plus durable et du combat pour le climat ? Qu’est-ce que l’écoféminisme ? Geneviève Pruvost (écrivaine et chercheuse au CNRS), Aurore Chapon (illustratrice et graphiste), Fanny Petitbon (Responsable Plaidoyer à CARE France) et Auriane Dumesnil (co-fondatrice de Pépite Sexiste et cheffe de projet à Les Canaux) étaient à l’Académie du Climat à l’occasion de l’apéro Youth We Can porté par Convergences le 15 décembre dernier pour répondre  à ces questions et échanger sur leurs différentes expériences dans l’écoféminisme.

L’écoféminisme, un domaine qui s’étudie, qui s’explique, et qui s’applique

Sociologue, ethnographe, chercheuse, enseignante, co-directrice d’un master à l’université… Geneviève assume totalement son statut d’intellectuelle et le rôle bien précis qu’elle peut jouer dans son engagement pour l’écoféminisme. Convaincue que le dérèglement climatique impacte plus les femmes que les hommes, elle a choisi le prisme de l’étude historique pour mieux comprendre les phénomènes du présent, et améliorer ceux du monde de demain. Comme beaucoup, nous pourrions la qualifier d’exploratrice du passé tournée vers le futur. Ayant travaillé proche comme loin des institutions étatiques, Geneviève jouit aujourd’hui d’un spectre de connaissances et d’expériences très large au travers de ses rencontres et de ses recherches qu’elle souhaite transmettre, notamment dans le milieu universitaire.

Geneviève souhaite avant tout aborder l’émancipation des femmes. Le progrès et le capitalisme auraient-ils historiquement bridés et enchaînés les femmes ? La réponse est limpide pour Geneviève, qui considère que l’avènement du capitalisme, le développement d’une industrie prédatrice et la spoliation des ressources naturelles s’expliquent notamment par la disparition du fonctionnement « en maisonnée ». Une maisonnée, ce n’est ni un couple hétérosexuel, ni une famille nucléaire, c’est simplement un regroupement. Un regroupement sous un même toit d’animaux, d’êtres (dont l’humain fait partie), de générations différentes, de genres différents, qui cohabitent. On parle ici d’une communauté dont le rapport à la subsistance n’est pas réduit au seul fait qu’il y ait un père, une mère, et des enfants. Ce fonctionnement est illustré par bon nombre d’historien·ne·s à travers une communauté paysanne définie comme un groupe d’individus dans lequel la subsistance est collective, entraînant la mise en en commun des biens et une cohabitation qui assure alors une capacité de rotation sur les tâches.

Le capitalisme au sens classique du terme arrive alors, et désarticule complètement ce fonctionnement des maisonnées en provoquant un exode rurale majeur des hommes. Les terres désormais orphelines des hommes, ce sont les femmes (accompagnées des aîné·e·s) qui héritent du travail de subsistance et assurent le travail d’agriculture. Cette première étape fut déterminante dans l’asservissement des femmes, car elle pose les bases d’un schéma qui se voudra par la suite systémique et cyclique. Vient alors la seconde étape du processus, où l’on cherche à faire des femmes des consommatrices. Mais qui donc assurera alors le travail de subsistance (sous d’autres formes peut-être) ? Les victoires militaires et autres expansions territoriales (comme la colonisation) permettent de perpétuer la tradition du/de la dominé·e au profit d’un schéma qui se répète alors depuis bien longtemps.

C’est à travers son livre Quotidien Politique et ses recherches que Geneviève cherche à comprendre ces problématiques, et surtout à les confronter. Comprendre que l’énergie consommée chaque jour (pour se chauffer, se déplacer, travailler, penser, etc.) devra toujours être fournie par le bout de la chaîne de production, penser aux « petites mains » qui assurent ce travail de subsistance si propre à notre fonctionnement en tant qu’espèce, c’est précisément s’engager dans l’écoféminisme, lutter pour un monde décolonisé, un monde juste, le monde de demain.

Les possibilités pour parler d’écoféminisme qu’offre la fiction graphique

Sensibilisée dès le plus jeune âge à l’écologie par une famille engagée, Aurore Chapon découvre le féminisme à ses 18 ans. Elle se documente, s’auto-forme, et rencontre en 2008 Jeanne Burgart-Goutal à la suite d’une conférence qui fit intervenir cette dernière et s’imposa comme une révélation pour l’artiste. « Écologie et féminisme, même combat » évoque alors l’écoféministe, une relation qui peine encore à être entendu et à intégrer le débat public de l’époque.

Il leur paraît alors évident de collaborer toutes deux pour sensibiliser le grand public à l’écoféminisme. Lectrice aguerrie, Aurore souhaitait diffuser ces idées à travers un format différent des écrits ou essais, parfois compliqués à appréhender. Avec ses talents de graphiste et d’illustratrice, ainsi que l’approche philosophique de Jeanne, le binôme donne donc naissance à ReSisters, un roman graphique qui aborde la question de l’écoféminisme à travers la fiction.

Pour plusieurs raisons, ce format semblait en effet le choix le plus pertinent pour ce que recherchaient Aurore et Jeanne. Tout d’abord, la fiction est un terrain très intéressant à investir, car ce sont des schémas qui ont une influence considérable sur nos décisions et nos comportements. Quel que soit le format, ce pouvoir de transformation du réel permet d’avoir un réel impact sur les lecteurs et les lectrices. De plus, le roman graphique permet d’élever les voix de différents personnages, tout en proposant plusieurs figures d’identification. Cela fait directement écho à la pluralité de l’écoféminisme, où l’on conçoit qu’il existe plusieurs qui forment une grosse constellation faite de nuances, de paradoxes, de modes d’action divers et variés.

Dans cet ouvrage où sept personnages se retrouvent face à des problématiques liées aux différentes luttes de nos sociétés, les deux autrices souhaitent diffuser un message d’engagement et de positivisme, en prônant des valeurs fortes telles que l’abnégation, la ténacité ou encore l’action collective. Le chemin pour atteindre une société juste est long et tumultueux, mais le jeu en vaut la chandelle.

Le changement climatique : ceux qui polluent le moins sont aussi ceux qui en souffrent le plus

C’est ensuite au tour de Fanny Petitbon de prendre le micro et d’échanger avec un public enthousiasmé par les deux premières interventions. Responsable Plaidoyer à CARE France depuis de nombreuses années, Fanny a été au contact de bons nombres de projets, à la fois humanitaires et de développement dans les pays dits du Sud, et a constaté l’impact disproportionné du changement climatique sur les femmes.

La clé pour garantir des projets équitables ? Collaborer avec le plus d’acteurs et actrices locaux·les possible, s’assurant ainsi d’intégrer les populations marginalisées dans les processus de décision, et notamment les femmes. Particulièrement touchées par le changement climatique à travers leur activité de collecte de ressources premières notamment, l’éducation et la diversification des sources de revenu des femmes passent au second plan.

CARE France n’avait pas vocation à être une ONG environnementale, et Fanny ne s’intéressait initialement que peu à ces sujets, concentrant son travail sur d’autres aspects de solidarité internationale. Le constat était néanmoins sans appel : le changement climatique a des conséquences sur toutes les sphères de nos sociétés et de nos économies. De surcroît, c’est très certainement l’une des plus grandes injustices actuelles : un récent rapport du

Les conséquences néfastes du dérèglement climatique sont, précisément, visibles sur le terrain : les résultats des projets et avancées dans les pays où intervient CARE sont freinés par le changement climatique. Il était donc obligatoire de recentrer l’activité de la structure, tout en gardant au cœur de son activité son fil rouge : le renforcement des droits des femmes et des filles. C’est pourquoi CARE  développe désormais des programmes basés sur l’adaptation des populations vulnérables au changement climatique et la réduction des risques de catastrophes.

Comment agir ?  En tant qu’ONG, le travail avec les grandes institutions et les décideur·ses en participant à des rendez-vous internationaux tels que la COP est décisif. Au niveau individuel, se mobiliser pour l’environnement, se rapprocher du monde associatif et de collectifs comme la pétition pour l’Affaire du siècle semble être pertinent au regard de l’expérience de Fanny. Le climat étant devenu un enjeu électoral quasiment aussi important que le pouvoir d’achat, Fanny croit dans la capacité des jeunesses à s’approprier ses grandes luttes contemporaines et à les porter jusqu’à leur choix dans les urnes.

Un enjeu commun pour les femmes et pour la planète

L’écoféminisme reste aujourd’hui un sujet relativement complexe à aborder. Très pluriel à travers les différentes formes et tendances qu’il peut prendre (spiritualiste, éthique, de résistance, matérialiste, etc.), il ne peut être résumé à la simple addition de l’écologie et du féminisme.

Bien qu’il reste difficile d’en donner une définition unique et universelle, l’écoféminisme est une cause sociale majeure de nos sociétés contemporaines pour laquelle le militantisme ne manque pas d’outils à actionner, notamment à travers la littérature, la recherche, l’engagement personnel et professionnel, comme nous l’aurons vu au fil des interventions de la soirée.

Auriane a décidé d’y consacrer son quotidien à travers son activité professionnelle et extra-professionnelle. Responsable de la sensibilisation à l’association Les Canaux, où elle organise notamment des conférences sur les thématiques sociales et écologiques, elle est également trésorière du compte Twitter et page Instagram Pépite Sexiste, qui interpelle de façon humoristique sur le marketing sexiste.

D’où lui vient cette force et cette rage pour s’engager à 100% dans cette double cause qui lui tient à cœur ? Très proche des syndicats et mouvements étudiants (notamment écologistes et féministes) durant son parcours universitaire, elle a toujours refusé d’entendre « Choisis ton combat, tu ne peux pas tout faire ! ». Plutôt que de choisir, elle a trouvé l’ennemi commun selon elle à l’environnement et aux femmes : le capitalisme patriarcal et financier.

Résolument engagée et active dans les luttes écoféministes, Auriane y voit un combat qui s’inscrit dans un bel imaginaire, empli de beauté et de symboles qui véhiculent beaucoup d’actions non-violentes (et non dénuées de colère). On y retrouve par exemple le symbole de la sorcière, proche de la nature et historiquement diabolisée, aujourd’hui repris par les mouvements écoféministes ; ou encore la notion de sororité, dont elle parle avec douceur et ouverture – loin des clichés d’éviction ou d’exclusion qu’on pourrait imaginer.

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