ODD 17 : Collaborer pour mettre en oeuvre l'Agenda 2030 !

Pour lutter contre l’exclusion, endiguer le changement climatique et réduire la pauvreté, il est aujourd’hui indispensable de faire converger des acteurs aussi nombreux que différents autour d’une vision partagée et d’un agenda commun. L’enjeu de ce travail de partenariat est crucial : inventer de nouveaux garde-fous et paradigmes – autour des valeurs de bienveillance, d’empathie, de cohésion, de confiance – mais aussi repenser le rôle et l’action de chacun dans la distribution des richesses et dans la construction du monde de demain. L’Objectif de développement durable (ODD) 17 – Partenariat pour la réalisation des objectifs – nous appelle à contribuer, à nos échelles respectives et de façon collective, à la mise en œuvre de l’Agenda 2030, à réfléchir et à agir ensemble pour concilier les exigences d’un monde sans pauvreté et celles d’un monde sans carbone.

Partenariat : une méthodologie pour la réalisation des ODD

Ainsi, le partenariat est aujourd’hui largement reconnu comme la méthodologie de référence pour l’atteinte des objectifs de développement durable. Néanmoins, la mise en œuvre concrète de ce principe, la création d’activités partenariales capables de produire un impact réel à une échelle significative demeure un enjeu de taille. C’est la raison pour laquelle il est aujourd’hui important de valoriser les bonnes pratiques et d’en comprendre les dynamiques, afin de leur permettre d’inspirer la communauté des acteurs et de leur fournir autant d’exemples concrets.

La question du partenariat représente à la fois un enjeu transversal et un sujet de réflexion à part entière. Transversal, car il peut se manifester dans tous les champs d’action – de manière sectorielle ou intersectorielle – et concerner des problématiques très diverses. Sujet de réflexion également, dans la mesure où le partenariat comme mode opératoire a vocation à être analysé, évalué, et optimisé pour répondre au mieux aux défis auxquels les acteurs font face. Les sessions du Forum Mondial Convergences dédiées à l’ODD 17 renvoyaient à cette nature plurielle du partenariat.

Les très riches échanges ont permis de faire émerger plusieurs grands enjeux et défis. Si la participation des acteurs privés a occupé une place centrale, l’importance des pouvoirs publics demeure majeure, notamment du fait de leur rôle de régulation et de structuration d’un écosystème favorable à la multiplication de partenariats multi-acteurs à fort impact.

Le principal obstacle dans l’établissement d’un partenariat ? Trouver la bonne personne au bon moment ! Et attention : n’allez pas plus vite que votre partenaire !

Sébastien Laiheuge

Article 1

Grands enjeux et perspectives

Un foisonnement d’acteurs

La multiplicité et la diversité des acteurs engagés dans des activités de portée sociale et environnementale, en France et à l’international, soulèvent d’importantes questions. En termes de légitimité des actions et des initiatives, il apparait que le secteur public, particulièrement celui de l’aide public au développement, est loin d’être aujourd’hui le seul acteur en présence. Les acteurs privés – notamment les entreprises – sont désormais incontournables. Toutefois, selon le Jean-Louis Bancel, Président du Crédit Coopératif, ces dernières n’ont pas encore pris la pleine mesure du rôle qui est le leur. Il apparaît néanmoins qu’il existe une « originalité française » dans la volonté des acteurs privés de s’impliquer dans les questions de développement, qui a vocation à être cultivée et développée. Ainsi, la structure du Conseil National du Développement et de la Solidarité Internationale (CNDSI) français – qui rassemble ONG, syndicats, employeurs, entreprises, parlementaires, collectivités territoriales, universités et centres de recherches – manifeste la prise en compte de la diversité des acteurs.

Cette diversité entraine des défis relevant de l’harmonisation des visions, de la coordination et de la structuration des actions partenariales. Les différences existantes peuvent concerner aussi bien les ambitions des partenaires que les stratégies déployées, ou encore les temporalités de mise en œuvre.

Pour éviter le cloisonnement qui peut découler de ces différences, il importe de rassembler autour de certains éléments fondamentaux, comme des problématiques communes ou encore un noyau de valeurs partagées – par exemple l’honnêteté, la confiance, la transparence. Par exemple, Carrefour a ainsi choisi comme ambition et vision structurante la « transition alimentaire pour tous », notamment dans le cadre de son partenariat avec l’association « Travail et vie ».

La communication ressort comme un point clé et un préalable à l’établissement de partenariats solides. C’est par elle que passe la définition d’objectifs communs, de moyens d’action et d’évaluation, ou encore la mise en place d’une gouvernance appropriée. L’enjeu de gouvernance des partenariats est crucial car il constitue le socle sur lequel s’agrègent les autres facteurs de réussite. L’absence d’une structure juridique peut ainsi, par exemple, constituer une difficulté et inquiéter les financeurs potentiels.

Enfin, toujours dans l’optique de structurer des activités conjointes, il apparaît nécessaire de pouvoir catégoriser les acteurs, notamment en fonction de leurs activités.

L’Aide Publique au Développement est l’arbre qui cache la forêt. Petites et grandes entreprises peuvent s’engager pour le développement.  Les acteurs privés n’ont pas assez conscience du rôle qu’ils peuvent jouer 

Jean-Louis Blancel

Crédit Coopératif

Quelques évolutions nécessaires pour répondre aux défis

La structuration d’un écosystème permettant à chacun d’intervenir et garantissant les meilleures conditions de réussite constitue un enjeu de taille. Pour Dominique Potier, Député à l’Assemblée nationale française, il importe de « rétablir la responsabilité des entreprises dans leurs actions ». A cet égard, il incombe aux pouvoirs publics de mettre en place un cadre législatif adapté, notamment en se modernisant en fonction des besoins, afin d’orienter et d’aiguiller les acteurs privés. Cet enjeu prévaut tant au niveau international, avec la perspective d’un cadre normatif adapté du système onusien qui n’existe pas encore, que dans les pays. La France fait à cet égard figure de pionnière, avec une loi très aboutie dans le domaine de la vigilance des entreprises.

Du côté de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, qui constitue l’un des piliers de l’engagement des acteurs privés, un besoin de modernisation a également été mis en avant. Les pouvoirs publics ont ici encore un important rôle normatif, dans la perspective de l’établissement d’une norme publique en la matière, à l’exemple de celle relative à l’agro-écologie. Cette norme permettrait notamment d’aborder la question de la dimension démocratique des décisions prises par les entreprises quant à leurs visées et aux modalités d’évaluation de leurs actions. Elle établirait un contrat stable prenant en compte toute la chaine de production-consommation et permettrait aux citoyens eux-mêmes de réorienter l’économie. Cet enjeu appelle également la fondation d’une éthique et de valeurs européennes, et constitue un champ d’espérance pour les citoyens européens.

Pour le cas des banques, la mise en place normes RSE dans les politiques de crédit revêt une portée forte. Ici également, se pose la question d’une régulation par les pouvoirs publics et de la mise en place d’un standard minium à respecter.

La question de la mesure de la valeur ajoutée d’un partenariat par rapport à l’atteinte des objectifs d’une action a également été identifiée comme un enjeu majeur. Cette réflexion s’inscrit dans le cadre plus général de la mesure de l’impact social. Il importe naturellement de prendre en compte des aspects tant qualitatifs que quantitatifs. La capacité à fédérer les bons partenaires afin de passer à l’échelle et augmenter l’impact est un indicateur de valeur ajoutée. Il en va de même pour la capacité à inspirer ses pairs et donner l’exemple.

Différentes pistes concrètes ont été évoquées pour la structuration d’un écosystème propice à des actions à fort impact. Du point de vue des outils financiers, l’impact investing représente une modalité d’action largement accessible, notamment pour les individus souhaitant contribuer aux efforts déployés. Pour que cet outil puisse être pleinement exploité, se pose avec force la question de la traçabilité des financements individuels dans la mesure où les clients investisseurs doivent pouvoir être correctement informés de la destination des fonds. Ici encore, la mesure d’impact représente un élément incontournable. La fiscalité dispose quant à elle également d’un grand potentiel comme moyen de promotion de la RSE.

La mise en place d’un nouveau système de comptabilité de la valeur des entreprises a également été évoquée.

Retrouvez le rapport du groupe de travail sur  «  l’implication du secteur privé dans l’action française de coopération au développement durable » : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/societe-civile-et-volontariat/le-conseil-national-pour-le-developpement-et-la-solidarite-internationale-cndsi/

Faire en sorte que, par la loi et par l’éthique, l’entreprise contribue directement au bien commun 

Dominique Potier

Député

Enjeux du partenariat en contextes humanitaires

Les partenariats sont particulièrement nécessaires dans le contexte des interventions humanitaires.  Ils permettent la pérennité des programmes, par l’implication des acteurs locaux – autorités publiques, organisations de la société civile et populations locales. Dans certains cas, ces acteurs sont même les seuls à pouvoir intervenir au plus près des populations, et il est donc crucial d’établir des partenariats avec eux.

Lors des crises humanitaires soudaines, les acteurs locaux sont les seuls à conserver une vraie connaissance du terrain 

Violaine Gagnet

Médecins du Monde

Les spécificités du cadre humanitaire

L’humanitaire présente des particularités qui influent sur la conduite des partenariats :

  • La temporalité : le partenariat a une durée de vie limitée du fait qu’il repose sur une coopération entre acteurs nationaux et acteurs internationaux, ces derniers ayant vocation à quitter la région ou le pays à moyen, court ou long terme.
  • Les enjeux financiers : en effet, dans 90% des cas, le partenaire local devra nouer un partenariat avec une ONG internationale pour obtenir des financements de la part des grands bailleurs de fonds.
  • Les enjeux sécuritaires et d’accessibilité : ils peuvent entraver la mise en place et la pérennité de partenariats. Les acteurs locaux sont parfois amenés à quitter une zone, rendant les interventions humanitaires plus complexes. C’est notamment le cas dans le secteur sanitaire avec le départ des médecins. A l’inverse, dans certains cas, ce sont les ONG internationales qui quittent physiquement la zone de telle sorte que seuls les acteurs locaux peuvent agir directement auprès des populations (Syrie).

Concernant les défis et les évolutions nécessaires, il faut travailler à réduire le décalage que l’on peut observer entre la conception d’un projet – et d’un partenariat – entre acteurs nationaux et acteurs internationaux d’une part, et le contexte local d’autre part. En outre, les attentes des bailleurs de fonds en termes de transparence et de conformité ne sont pas toujours en adéquation avec la localisation de la réponse humanitaire. Par ailleurs, La conception du programme, et sa structuration, peut entraver la participation homogènes des différentes parties prenantes, et notamment des acteurs locaux et nationaux. A titre d’exemple, les « clusters » humanitaires en Haïti sont organisés en anglais, quand les organisations locales ne pratiquent pas cette langue. Cela conduit dans certains cas à une impossibilité pour elles d’avoir une place importante dans la réponse humanitaire. Enfin, pour le Dr. Oubaida al Moufti de l’Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux (UOSSM), il faut dépasser le rapport de force qui existe parfois entre acteurs locaux et internationaux.

Le personnel de santé local connaît le terrain. La place des acteurs locaux est donc naturelle 

Oubaida al Moufti

Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux (UOSSM)

Evaluation de l’utilité sociétale des partenariats

À mi-chemin de l’étude exploratoire des impacts des alliances innovantes, Le Rameau a présenté en exclusivité les premiers résultats de la 2ème étude sur l’évaluation de l’utilité sociétale des partenariats. De manière générale, bien qu’il existe un réel intérêt pour ce domaine, les progrès sont assez lents et il n’existe pas encore de pratiques systématisées et standardisées à une large échelle. Quatre tendances principales sont mises en avant par ces travaux :

  • L’action territoriale ;
  • L’innovation au cœur de la relation ;
  • Les coopérations de plus en plus liées à une notion de co-responsabilité ;
  • Et l’évaluation conçue davantage comme un moyen de capitaliser l’expérience, que comme une mesure des résultats.

Ainsi si les territoires et leurs enjeux sont le premier bénéficiaire des partenariats associations-entreprises, ils sont aussi un terreau fertile pour l’innovation et le changement d’échelle. Au-delà d’une question d’échelle ou de tension local/national, il est fait état de l’émergence d’une société civile portée par ces alliances innovantes. L’interdépendance des échelles locales, nationales et internationales pour le développement durable, tant pour les collectivités que pour les entreprises, a été soulignée entrainant une co-responsabilité dans cette optique. Les asymétries parmi les différentes parties étant ainsi un élément crucial à prendre en considération dans le montage de la relation, il est donc nécessaire d’intégrer ces différences pour réduire les inégalités et mieux répartir les rôles.

La dynamique actuelle, qualifiée de « cheminement apprenant » par le Rameau, se caractérise donc par une démarche empirique et exploratoire qui mérite d’être remarquée et prépare le terrain pour l’établissement de pratiques pertinentes et adaptées aux besoins des acteurs.

Les exemples de bonnes pratiques

Tobacco-Free Portfolios

Le constat des conséquences du tabagisme au niveau mondial en termes de décès et son impact négatif sur 14 des 17 Objectifs de développement durable (ODD), constitue une motivation forte pour faire converger les acteurs.

Tobacco-Free Portfolios, représenté au Forum Mondial Convergences par sa Directrice Royaume-Uni et Europe, constitue un exemple d’action partenariale d’une ampleur remarquable. Son action s’appuie sur le Tobacco-Free Finance Pledge qui rassemble des gouvernements (180 parties au Tobacco Control Treaty des Nations Unies) ainsi que les secteurs de la santé et de la finance, et vise à faire prendre conscience des liens généralement méconnus entre la finance et l’industrie du tabac, afin de réduire l’accès de ce secteur à certains mécanismes financiers (crédit, assurance, investissement).

Les partenaires sur lesquels Tobacco-Free Portfolios s’appuie pour mener son action relèvent d’une typologie variée : de grands acteurs privés d’une part  tels que BNP Paribas, AXA et Natixis, et des institutions du système onusiens d’autre part, avec le United Nations-supported Principles for Responsible Investment, le UN Environment’s Principles for Sustainable Insurance (PSI), et l’Initiative financière du Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEPFI). Tobacco-Free Portfolios a ainsi attiré l’attention de ses partenaires privés sur le lien entre la finance et secteur du tabac, afin de les convaincre d’adhérer au projet, d’opérer des changements dans leur prise de décision, et de relayer leur position.

L’activité partenariale de BNP Paribas

BNP Paribas a développé de nombreux partenariats avec divers types d’acteurs (clients, investisseurs, entreprises sociales, ONG) pour relever des défis sociaux et environnementaux, construire un monde plus équitable et durable, et accompagner les acteurs qu’ils financent dans une transition plus responsable. L’exemple du partenariat avec Tobacco-Free Portfolio illustre une volonté de s’adjoindre des expertises complémentaires pour accompagner la prise de décision. D’autres partenariats ont été ainsi mis en place, avec par exemple Article 1, mais aussi avec des institutions de microfinance en France et en Italie ou encore avec le programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP).  Il s’agit également d’apporter une valeur ajoutée à l’autre partie. En dehors du soutien financier, le concours de BNP Paribas peut notamment prendre la forme d’un relai auprès des pouvoirs publics, de la mise à disposition d’une expertise en ingénierie financière, de l’investissement d’employés par du bénévolat d’entreprise, ou encore de la facilitation de projets innovants.

Notre conviction est que la Finance ne devrait plus rester neutre. Elle doit contribuer, avec les autres acteurs de la société, à un avenir meilleur. Nous devons avancer ensemble. Nous pouvons être des concurrents, mais si dans un secteur spécifique les objectifs et les recommandations convergent, nous devons travailler ensemble afin d ‘avoir un impact. L’objectif est de trouver des solutions nouvelles et d’accompagner ceux qui décryptent le monde de demain, ceux qui progressent dans la bonne direction.»

Jean-Laurent Bonnafé

BNP Paribas

Lemon Aide

Autre expérience partenariale partagée lors des sessions, le projet Lemon Aide, portée par Lemon Tri dont l’activité vise à encourager le recyclage dans les entreprises. Ce projet dépasse la question de l’environnement et relève plus généralement d’un esprit militant, en permettant à des publics éloignés de l’emploi de développer leurs compétences et de consolider leur projet professionnel en participant à l’exploitation logistique de l’activité de Lemon Tri (collecte, tri et conditionnement des matières recyclables). Grâce à sa démarche partenariale, avec la mobilisation de quarante collaborateurs privés et au soutien du secteur public à travers le Pôle emploi, Lemon Aide allie impact environnemental et social. Lemon Aide manifeste une nouvelle dimension de l’engagement social ainsi qu’une façon française de lancer des initiatives, qui se manifeste notamment par la volonté d’innover et de tester. Le projet ambitionne de se déployer à l’international – dans les conditions que permettront les législations concernées – et sollicite dans d’autres pays des personnes souhaitant développer des initiatives à partir de modèles mis en œuvre en France.

Lemon Aide avait reçu un Prix Convergences lors du Forum Mondial Convergences 2017, et était le partenaire pro bono pour le recyclage du Forum 2018.

Le crowdfunding solidaire : un modèle de co-construction au service de l’intérêt général

Au 1er semestre 2018, 208,6M€ ont été collecté auprès de 900 000 financeurs sur les plateformes françaises de crowdfunding (Chiffre du Baromètre du Crowdfunding en France 2018)

Le crowdfunding solidaire représente un outil intrinsèquement partenarial. Il repose sur l’idée que face aux grands enjeux il est nécessaire d’agir ensemble pour pouvoir agir davantage. Internet a démultiplié les possibilités et donné un nouveau souffle à l’idée – ancienne – de cagnotte. La Fondation Somfy, trop petite pour lutter contre le mal logement, a ainsi créé une plateforme de crowdfunding, les Petites pierres, et un fonds de dotation. « Les Petites Pierres » intervient en mettant en œuvre des appels à contribution pour des projets locaux puis en accompagnant les projets concernés. Plus de deux millions d’euros ont ainsi déjà été mobilisés. Cette approche permet de créer les conditions de réussite des projets, en prenant en compte des besoins non seulement financiers, mais aussi techniques et humains. Les Petites Pierres s’est constitué comme un environnement partenarial autour de l’enjeu du mal logement avec la Fondation Somfy, mais aussi, par exemple, AG2R La Mondiale ou la Croix-Rouge.

Le partenariat pour Médecins du Monde

L’ONG internationale travaille toujours avec des partenaires de nature diverses, autorités sanitaires, organisations de la société civile et bien sûr les communautés. Placer la société civile au cœur des actions est essentielle, car c’est elle qui va pouvoir, sur le long terme, influencer les politiques de santé. En ce sens, tant dans les pays connaissant des situations de crise ou de catastrophes naturelles, que dans le cadre de programme de développement, Médecins du Monde travaille avec ces organisations sur l’accompagnement au renforcement des capacités et la proposition de formation au personnel médical, afin que ces derniers puissent répondre encore mieux aux besoins des populations. L’ONG considère que sa mission a été remplie lorsque les acteurs et les populations locales ont reçu le soutien nécessaire pour participer activement à l’amélioration de santé dans la communauté visée.

A titre d’illustration, Médecins du monde travaille en partenariat en Haïti avec SOFA dont l’objet est de lutter contre les violences faites aux femmes. L’action de SOFA se décline en 4 axes :

  • Lutte contre les violences faîtes femmes ;
  • Déféminisation de la pauvreté en Haïti ;
  • Représentation des femmes dans les espaces politique et de prise de décision en Haïti ;
  • Santé sexuelle et reproductive, en partenariat notamment avec Médecin du Monde sur des programmes de sensibilisation.
Pro Bono Lab

Pro Bono Lab est spécialiste de l’engagement par le partage de compétences (bénévolat/mécénat de compétences) et porte la conviction que « toute compétence est un bien public ».

A travers un Marathon Lab Expérientiel autour d’une problématique forte qu’est la lutte contre l’exclusion, ils ont montré à tous les participants que leurs compétences étaient utiles pour développer des outils et des solutions concrètes. Au-delà de la production de solutions concrètes, cet atelier a démontré la capacité de chaque personne à partager ses compétences pour une cause qui lui tient à cœur. Compétences qui une fois partagées prennent une envergure différente même si le temps de partage est cours. L’engagement par le partage de compétences a ainsi démontré sa force, son impact et sa virtuosité.

Le Conseil des ministres de l’ESS

Le gouvernement idéal et virtuel de l’Economie sociale et solidaire, élus par les lecteurs de Carenews au début de l’année, s’est réuni à l’occasion de ce 11e Forum Mondial Convergences.

Cette instance sans ambition politique rassemble des spécialistes reconnus par leurs pairs, et les mobilise pour porter les enjeux de l’ESS et proposer des mesures concrètes.

Etaient présents :

  • Sylvain Reymond (Pro Bono Lab), porte-parole du gouvernement
  • Ericka Cogne (Institut Télémaque), ministre de l’Éducation
  • Guillaume Capelle (Singa), ministre des Affaires Étrangères
  • Émilie Poisson (Convergences), ministre du Développement International
  • Stéphanie Goujon (ADN), ministre de la Solidarité
  • Charlotte Debray (La Fonda), ministre de la Vie associative
  • Anne-Cécile Mailfert (Fondation des femmes)
  • ministre des Droits des femmes
  • Rose Boursier-Wyler, représentant Lucie Basch (TooGoodToGo), ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation

Dans leurs interventions, les ministres ont abordé des sujets aussi divers que l’aide publique au développement, l’alimentation, l’éducation, le bénévolat associatif, la situation des femmes en France, l’accès à la justice ou encore la pauvreté. Fidèles à l’esprit de ce gouvernement idéal, ils ont présenté des propositions concrètes pour répondre à ces enjeux.

Un livre blanc, à paraître à l’automne et destiné à être largement relayé, reprendra l’ensemble des propositions des ministres.

Retrouvez le compte rendu des échanges de ce Conseil des ministres sur Carenews : http://www.carenews.com/fr/news/11348-on-y-etait-essrules-conseil-des-ministres-a-convergences

ILS ÉTAIENT PRÉSENTS POUR EN PARLER

  • Oubaida al Moufti – Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux (UOSSM)
  • Maëlle Aubert – Bond’innov
  • Jean-Louis Bancel – Crédit coopératif
  • Muriel Barnéoud – Groupe La Poste
  • Patricia Benchenna – Fondation Schneider Electric
  • Isadora Bigourdan – Agence Française de Développement (AFD)
  • Denis Bouchard – Ecole de la 2e chance
  • Rose Boursier – Wyler Too good to go
  • Royston Braganza – Grameen Capital India
  • Guillaume Capelle – SINGA
  • Pierre Cochez – La Croix
  • Ericka Cogne – Institut Télémaque
  • Adrien de Combrugghe – Caisse des Dépôts
  • Sana de Courcelles – Sciences Po
  • Charlotte Debray – La Fonda
  • Marielle Del’homme – AG2R La Mondiale
  • Vincent Defrasne – Fondation Somfy
  • Flavie Deprez – Carenews
  • Clémence Dromer – Entourage
  • Emmanuel Dupont – Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET)
  • Violaine Gagnet – Médecins du Monde
  • Stéphanie Goujon – Agence du Don en Nature
  • Charles-Benoît Heidsieck – Le RAMEAU
  • Augustin Jaclin – Lemon Tri
  • Philippe Jahshan – Le Mouvement associatif
  • Marie-Bernardine – Jeudy SOFA
  • Yoann Kassi-Vivier – Haut-Commissariat à l’Engagement
  • Sonia Lourenço – Pro Bono Lab
  • Cécile Lapenu – Cerise
  • Anne-Cécile Mailfert – Fondation des Femmes
  • Sophie Maysonnave – Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE)
  • Fatimatou Ousmanou – Bond’innov
  • Victoria Peter – Makesense
  • Emilie Poisson – Convergences
  • Dominique Potier – Assemblée Nationale
  • Sylvain Reymond – Pro Bono Lab
  • Marie Senia – Institut de recherche pour le développement (IRD)
  • Claire Talowski – AG2R La Mondiale
  • Guillaume Viandier – Finansol
  • Bénédicte Faivre-Tavignot – HEC
  • Sébastien Lailheugue – Article 1
  • Frédéric Laupretre – Travail et Vie
  • Bertrand Swiderski – Carrefour
  • Rachel Melsom – Tobacco Free Portfolio
  • Jean-Laurent Bonnafé – BNP Paribas
  • Laurence Pessez – BNP Paribas