Enercoop : Un développement au service

de la transition énergétique citoyenne

Chaque année, on ne peut que constater l’inflation de manifestations toujours plus extrêmes des changements climatiques sur terre. Face à ces défis, il est indispensable de construire un modèle économique durable, écologique, sobre en ressources, et de permettre aux citoyens de s’impliquer directement dans les choix énergétiques de notre pays.

C’est toute l’ambition d’Enercoop, société coopérative d’intérêt collectif créée en 2005 par des acteurs de la protection de l’environnement et de l’économie sociale et solidaire : construire la transition énergétique en proposant une électricité 100 % renouvelable en contrats directs avec des producteurs locaux indépendants, en produisant de l’électricité issue de sources renouvelables et en réduisant les consommations d’énergie.

Toutefois, pour aller plus vite vers une réelle transition énergétique et contrer efficacement les effets néfastes du changement climatique, il semble indispensable de faire de l’impact social et écologique une priorité.

Enercoop a donc entamé un changement d’échelle pour contribuer toujours davantage à cette transition nécessaire. Trois axes prioritaires ont été identifiés : faire connaître au plus grand nombre ce projet d’appropriation citoyenne de la transition énergétique, développer de nouveaux services énergétiques pour accompagner les clients à réduire leur consommation d’énergie, et enfin décentraliser le modèle, en essaimant des coopératives locales dans de nouvelles régions, notamment en Pays de la Loire dès cette année, et en Ile-de-France.

Nous comptons sur la bannière French Impact pour augmenter la prise de conscience des enjeux climatiques et la nécessité pour tous d’agir avec exemplarité en matière de transition énergétique vis-à-vis des décideurs, des pouvoirs publics et des entreprises.

Ce sont sur ces trois axes qu’Enercoop sera accompagnée en tant que pionnier du French Impact. Une aide financière de 400 000 euros sur trois ans, pourvue par le Haut-Commissariat à l’Économie sociale et solidaire et la Caisse des dépôts et consignations a été accordée sous conditions de réussite. L’objectif : financer ces nouvelles innovations sociales ayant un fort impact social et écologique.

Enercoop souhaite également travailler avec l’équipe French Impact, et ses « hackers publics »,pour soutenir l’entreprise dans l’allègement de freins réglementaires. Trois leviers de réussite ont été identifiés. Premièrement, améliorer la transparence des offres vertes, pour permettre aux consommateurs de faire un choix éclairé et éviter le greenwashing. Deuxièmement, améliorer la fiscalité des parts sociales des entreprises agréées ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale), afin d’inciter les consommateurs à devenir membres des coopératives via une réduction d’impôt sur le revenu. Troisièmement, permettre aux consommateurs d’électricité verte d’acheter de l’énergie verte sur de longues durées et moins chère.

Enfin, nous comptons sur la bannière French Impact pour augmenter la prise de conscience des enjeux climatiques et la nécessité pour tous d’agir avec exemplarité en matière de transition énergétique vis-à-vis des décideurs, des pouvoirs publics et des entreprises.

Albert Ferrari
Responsable des relations
institutionnelles
Enercoop

Article 1 : Grandir pour garantir une

égalité des chances pour tous

Il y a plusieurs manières d’envisager l’action associative. Celle ancrée dans son territoire, apportant une réponse locale à un enjeu précis. C’est souvent là, dans ce terreau indispensable au lien social, que naissent les bonnes idées et les bonnes pratiques qui renforcent la solidarité de proximité. Il y a celle qui vise un changement d’échelle en cherchant à déployer ses solutions pour maximiser son impact et sa présence territoriale. C’est là que peuvent se forger des organisations qui deviennent des leviers d’action pour l’intérêt général, en appui ou en relais de l’action publique.

Depuis sa création, Article 1 s’est engagée sur cette voie, pour contribuer à la création d’une société où l’orientation, la réussite dans les études et l’insertion professionnelle ne dépendent pas des origines sociales, économiques et culturelles.

Une telle ambition nécessite un impact massif et systémique, et nos programmes doivent donc appuyer l’école partout dans ses missions. Pour mener ce changement d’échelle, des choix décisifs ont été faits depuis deux ans.

Il a tout d’abord fallu se rassembler. Article 1 est la fusion de deux associations, Frateli et Passeport Avenir. Ce processus n’a pas été simple, et a impliqué une complète remise en cause des habitudes, des cultures, et des égos. Mais il est désormais abouti, et nous sommes maintenant mieux identifiés par nos partenaires publics et privés. Pour changer d’échelle, l’entrepreneuriat social ne peut pas faire l’économie de ce mouvement de rapprochement pour créer des acteurs nationaux.

Il a ensuite été impératif, comme pour beaucoup d’entreprises, d’effectuer une transition digitale. Le numérique permet d’apporter une réponse sur les enjeux d’orientation même aux jeunes les plus isolés, par exemple avec notre plateforme inspire-orientation.org.

Ce processus n’a pas été simple, et a impliqué une complète remise en cause des habitudes, des cultures, et des égos. Mais il est désormais abouti, et nous sommes maintenant mieux identifiés par nos partenaires publics et privés.

Pour démontrer la nécessité de miser sur tous les talents, sans considération d’origine, nous avons dû renforcer notre message. Pour ce faire, nous avons intégré de la recherche dans nos programmes et produit des contenus sur les sources d’inégalités des chances et les solutions qui existent chez nous et ailleurs. C’est par le biais de cette contribution que nous amenons dans le débat public le changement d’échelle que nous souhaitons.

Enfin, nous avons choisi de partager. Convaincus de la nécessité d’agir ensemble pour rendre plus fort et plus visible l’ensemble de notre écosystème, Article 1 a lancé l’initiative de l’Ascenseur, premier tiers-lieu dédié à l’égalité des chances dans l’accès à la culture, à l’école puis à l’emploi, qui accueille 20 organisations œuvrant sur ces thèmes qui pourront inventer et démultiplier ensemble des nouvelles actions.

Nous voulons être une association de transformation, et nous comptons beaucoup sur French Impact pour accélérer et amplifier notre mutation et contribuer à cette ambition qui nous semble nécessaire pour garantir à tous, indépendamment de leurs origines sociales, une formation et une orientation à la hauteur de leurs attentes.

Benjamin Blavier
Co-président
Article 1